Tuesday 20 Dec 2016

Renouer la coopération internationale : la Société des Nations des Etudiants (SLN) comme exemple à suivre

Il est 8 heures du matin un lundi et il y a déjà une longue file d’attente devant la sécurité du Palais des Nations, le siège de l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG). Mais il ne s’agit pas de diplomates chevronnés – ce sont des élèves âgés de 15 à 20 ans, issus de plus de 100 pays, qui attendent l’autorisation pour pouvoir accéder à la 23ème Assemblée générale de la Société des Nations des Etudiants (SLN). Ayant succédée à la Students’ United Nations, fondée en 1953 par le professeur d’histoire à l’Ecolint Robert Leach, la SLN est devenue un modèle pour d’autres écoles du monde entier.

Michael Møller, directeur général de l’ONUG et hôte des débats de ces deux jours, applaudit cette manifestation qui sensibilise à la diplomatie multilatérale et à ses processus. Voilà le but même de la SLN qui, dévouée à la paix et au progrès social, économique et moral du monde, contribue à l’éducation des jeunes en leur permettant d’examiner et de débattre des questions d’importance mondiale à travers une simulation grandeur nature de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Traiter des questions d’importance mondiale

Comme pour les éditions précédentes, les étudiants ont accepté le défi et, une fois de plus, ont proposé quatre résolutions qu’ils discuteront avec leurs collègues. Des résolutions abordant des thèmes que Møller reconnaît sont au cœur des préoccupations onusiennes. La première, proposée par la délégation des États-Unis, appelle à la restriction de l’activité humaine en haute mer afin de conserver les milieux et les ressources marins qui sont menacés par la création d’îles artificielles.

La délégation turque, quant à elle, condamne le fardeau écrasant imposé aux nations qui sont contraintes d’accepter un nombre disproportionné de réfugiés – un sujet sur toutes les lèvres, en particulier au sein de l’ONU, et y compris sur celle de Møller. « Un nombre sans précédent de 65,3 millions de personnes ont été dû quitter leurs foyers, avec environ 40 000 personnes fuyant chaque jour », explique-t-il. « Au Liban, 1 personne sur 5 est un-e réfugié-e syrien-ne », poursuit-il, confirmant les propos de la Turquie au sujet de la crise des réfugiés comme poids dévastateur pour les pays d’accueil.

La résolution allemande vient ensuite, dénonçant l’accès Internet comme outil pour la propagande extrémiste. Cette problématique-là est aussi parmi les priorités de l’ONU, confirme Møller, regrettant que l’Internet puisse être un support pour la transmission des messages, y compris ceux de la haine.

Enfin, les délégués suédois prennent la scène pour appeler à une plus grande égalité des sexes dans l’éducation. En citant une étude alarmante publiée par le Forum économique mondial, le directeur général de l’ONUG explique que « si les tendances actuelles se poursuivent, une petite fille née aujourd’hui ne verra l’écart entre les sexes [dans l’éducation] se fermer que si elle vit jusqu’à 83 ans ». Les États doivent se rendre compte que « l’éducation des filles stimule l’économie, élève les normes et promeut la démocratie ».

La feuille de route pour l’avenir

Au travers de ces quatre résolutions, Møller désigne un dénominateur commun : les objectifs de développement durable (SDG), dix-sept objectifs mondiaux couvrant un large éventail de questions telles que la pauvreté, la faim, la santé, l’éducation, le changement climatique, et bien plus. Ils incluent un total de 169 cibles contre lesquelles les succès futurs peuvent être mesurés. Les SDG sont devenus la feuille de route de l’ONU (et du monde entier) pour l’avenir.

Leçon retenue pour les élèves de l’Ecolint : nous promettons de faire notre part aussi dans la promotion des SDGs et dans la construction d’un monde meilleur pour tous – que ce soit par la biais de la Société des Nations des Etudiants ou par notre engagement d’éduquer à la paix, l’inclusion, le respect et la compréhension interculturelle.

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