Tuesday 25 Apr 2017

Le ‘Club Schrödinger’ de La Châtaigneraie participe au SYPT

Élève de 12e à La Châtaigneraie et membre du ‘Schrödinger’s Club’, Kara Koopman partage ses impressions du Swiss Young Physicists Tournament. 


Le Swiss Young Physicists Tournament (SYPT) est organisé chaque année et parrainé par Pro IYPT-CH dans le but de sensibiliser les jeunes à l’existence de l’International Youth Physicists Tournament (IYPT) et de trouver des participants pour l’équipe suisse qui y participera. Pour la première fois, le SYPT a eu lieu en Suisse Romande, accueilli pour l’occasion par l’EPFL à Lausanne les 18 et 19 mars 2017. Le SYPT représente deux journées intenses de « combats de physique », cette année avec 21 équipes composées de trois membres chacune. Lors d’un « combat de physique », trois équipes présentent un de leur membre pour jouer le rôle de journaliste, d’adversaire ou de critique, et l’intérêt tout particulier du SYPT est dans ce changement de rôles. Les participants doivent, tour à tour, présenter leur projet devant un public, s’opposer aux projets d’un autre participant en indiquant ses défauts ou erreurs, et évaluer le travail des ‘journalistes’ et des ‘adversaires’. Ces trois fonctions permettent non seulement d’étendre ses connaissances en physique, mais aussi ses capacités à parler en public lors de la présentation et du débat. 

Cette année marque la première participation de La Châtaigneraie au SYPT avec une équipe qui s’est donné le nom de « Club Schrödinger ». 

Puisque c’était la première fois que La Châtaigneraie participait au SYPT, nous n’avions aucune idée de ce à quoi s’attendre de la concurrence ni même du fonctionnement du tournoi. J’ai préparé mon projet sur un sujet qui me semblait relativement facile : de trouver une manière non invasive de déterminer si un œuf était cuit ou cru. Cependant, il s’est avéré être beaucoup plus difficile que prévu. J’ai passé des heures à concevoir un moyen de le mesurer, des heures à mettre en place et perfectionner les appareils de mesure, et encore plus d’heures à collecter les données. En conséquence, au moment de la compétition j’ai eu l’impression que tout était déjà terminé, que mon projet était déjà fini – et que ce ne serait donc pas une expérience très enrichissante. Mais mes deux jours au SYPT ont changé ma façon de voir tout ce processus. En entrant dans la compétition, mes coéquipières et moi-même étions sûres de ne jamais vouloir la refaire. En partant, nous n’avons pas cessé d’en parler, pensant à ce que nous pourrions modifier pour améliorer notre projet l’année prochaine. Notre équipe est arrivée 10ème sur 21 équipes, et l’une de nos membres a été classée 6ème parmi les 63 participants. L’équipe gagnante et les participants qui sont arrivés parmi les dix premiers du classement ont eu l’opportunité d’auditionner pour intégrer l’équipe suisse. Ceci impliquait de passer un examen, puis de préparer et présenter la solution à un nouveau problème. L’équipe suisse participera à l’IYPT du 5 au 12 juillet à Singapour. 

Je pense que c’était une excellente expérience d’apprentissage. Je me suis rendue compte que même si c’était épuisant au début, ça m’a permis de repousser les limites de ma compréhension et de sentir que j’étais capable de comprendre. Le SYPT était un moyen différent de voir la physique, car il impliquait une compétition et un travail d’équipe que l’on ne connaissait pas dans la salle de classe. Je recommande vivement à toute personne intéressée par la physique de participer au SYPT, en espérant d’avoir plus d’une équipe l’année prochaine ! 

Kara Koopman
Élève de 12e à La Châtaigneraie
 

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